|
|||
PARIS
Le moulin le Blutefin,Juillet-septembre 1886 46×38 cm |
| A son arrivée, il s'installe chez son frère. Il fréquente l'atelier de peinture Cormon, l'appartement étant bien trop exigu, pour pouvoir peindre. Cet atelier est le rendez-vous de peintres comme Toulouse-Lautrec, Anquetin et Emile Bernard. Mais Cormon est un enseignant très, trop académique, détestant le pointillisme et Seurat. |
Autoportrait au feutre gris Huile sur carton, 41x32cm Mars 1887 |
Japonaiseries Huile sur toile, 105x61cm Juillet-septembre 1887 |
| Cette année 1886 est riche en évènements artistiques. C'est
aussi la dernière année de l'exposition des impressionnistes qui se diviseront en
deux groupes, "les romantiques" et "les scientifiques". Le Salon des indépendants,
présente Seurat et son pointillisme, le douanier Rousseau et les dessins de Reudon. A
l'exposition internationale, Monet et Renoir font un triomphe.
En littérature, L'OEuvre de Zola et Les Illuminations de Rimbaud, suscitent intérêt et polémique. Le Manifeste du Symbolisme de Moréas, Crime et Châtiment de Dostoïevski, Anna Karénine de Tolstoï sont publiés pour la première fois en France. Van Gogh, conscient de tous ces évènements et de leur importance, n'en prendra jamais part. Il préfère découvrir Paris, et son rythme intensif. |
Portrait du père Tanguy Huile sur toile, 92x75cm Hiver 1887-1888 |
Femme assise au café le tambourin Huile sur toile, 55,5x46,5cm Février 1887 |
| Pissarro et Vincent deviennent de très bons amis. Grâce à lui Van Gogh s'essaye au pointillisme. Dans une lettre qu'il écrit à son ami le peintre Levens, on peut y retrouver ses préoccupations artistiques. "J'ai peint une série d'études de couleur, simplement des fleurs, coquelicots rouges, bleuets, myosotis ; des roses blanches et roses, des chrysanthèmes jaunes ; cherchant des oppositions de bleu avec l'orange, de rouge avec le vert, de jaune avec le violet, cherchant des tons rompus et neutres pour harmoniser la brutalité des extrèmes, essayant de rendre la couleur intense et non une harmonie de gris." Vincent débute aussi une série d'autoportraits. On en dénombre 28 qui date de cette époque parisienne. |
Bouquet avec marguerites et anémones Huile sur toile, 61x38cm Juillet-septembre 1887 |
Bouquet de glaïeuls Huile sur toile 48,5x40 cm Juillet-septembre 1886 |
| On peut remarquer la différence entre ses peintures ; la période
sombre de Nuemen et celle plus claire et colorée de Paris. Il rencontre aussi Gauguin,
avec qui il se lie d'amitié. Vincent essaye d'organiser des expositions mais celles-ci
finissent avec altercations et déboires. Il réalise des estampes japonaises, qui
le fascinent.
Durant son séjour, il a peint plus de deux cents tableaux et exécuter quantité de dessins. En février 1888, il quitte Paris. Cette ville qui lui a tant plu, l'étouffe à présent. Il décide de partir à Arles, refusant l'invitation de Gauguin qui le pressait de venir à Pont-Aven. Nous ne connaissons pas précisément les raisons qui ont poussé Van Gogh à venir s'installer à Arles. Cependant, son départ serait du à une recherche de luminosité, que seul le midi de la France pouvait lui fournir. Les deux frères Van Gogh se sont réconciliés avant de partir. Théo savait à présent que l'œuvre de Vincent était à considérer comme un véritable signe précurseur de la peinture moderne. |
Sous bois Huile sur toile 46x55,5 cm Juillet-septembre 1887 |
Intérieur de restaurant Huile sur toile 45x56,5 cm Eté 1887 |
Autoportrait au chapeau de paille Huile sur toile 44x37,5 cm Janvier 1888 |
|
|